
Qu’elle serait belle,
l’Afrique, s’il n’y avait
la misère, la faim, la maladie et
la sécheresse... Surtout celle du
coeur de tous ceux qui en profitent sans
vergogne ! Michèle exprime dans ses
sculptures et ses chansons cette souffrance
africaine.
Avec
cette sculpture, appelée « Sécheresse »,
on découvre la dimension infinie
de la patience africaine face aux aléas
de la vie. Michèle parle ici de
la sécheresse qui hypothèque
les récoltes et qui engendre la
famine, avec ses ventres gonflés
de sous-alimentation et les fissures du
sol que l’on retrouve sur ce ventre
distendu.
Technique de dilatation à l’estèque
côté intérieur de la rotondité pour
dissocier la réaction de l’extérieur,
lequel ne peut dès lors que se fendiller.
Somali regarde
le monde, et il a le ventre creux, tellement
creux et vide que son regard en devient
lointain et que sa colère s’est émoussée.
Comment ces gens qui se disent civilisés
peuvent-ils admettre que certains de leurs
semblables meurent de faim, Somali ne le
sait pas. Le concept de non-assistance à personne
en danger devrait pourtant s’appliquer à lui,
mais qui s’en soucie, en occident
?